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09/04/2008

Rolling Stones : Shine a Light

777298613.jpgUn nouveau disque des Rolling Stones, c’est toujours un évènement pour moi, entretenu par les rumeurs préalables de longs mois avant sa sortie. Cette fois-ci, c’est un peu particulier car il s’agit d’un disque (un double CD en fait) enregistré en public fin 2006 à New York, bande son du nouveau film documentaire de Martin Scorsese, donc il n’y a pas de surprise, tous les morceaux sont connus, par leurs versions studio et même en live car si je ne les ai pas entendus les jouer sur scène, j’en ai des versions sur des disques pirates. Tout ceci ne m’empêche pas de m’exciter à l’idée d’écouter un nouvel album de mes Stones adorés ! Je place le premier CD dans le lecteur et j’appuie sur Play. D’emblée c’est la claque au niveau du son quand Jumpin’Jack Flash explose dans les enceintes, les guitares sur chaque canal, Ron Wood à gauche et Keith Richards à droite, même les cymbales de Charlie Watts se détachent clairement. Suivent Shattered et She was hot, avant d’attaquer une série de titres remarquables. All down the line avec le solo de slide guitare de Ron Wood, les cuivres et ce dont je n’ai pas encore parlé, la grosse ligne de basse de Darryl Jones, avec Loving Cup le premier invité, Jack White leader des White Stripes partage avec brio les vocaux avec Jagger. Quand les guitares acoustiques lancent As Tears Go By, nous sommes dans la séquence nostalgie. Je passe rapidement sur Some Girls et Just My Imagination car voici le superbe Faraway Eyes  avec la steel guitare de Ron Wood, les remarquables vocaux de Mick Jagger « Thank you Jesus, thank you lord ! » et les non moins inénarrables chœurs de Keith, le public exulte. Le second invité c’est le fameux Buddy Guy, sur Champagne & Reefer, avec sa grosse voix et sa guitare sur un blues de Chicago, avec l’harmonica de Mick, toutes les guitares se la donnent, Ron à gauche, Buddy au centre, Keith à droite, whaou ! Encore un bon morceau avec Tumbling Dice, puis c’est le fameux quart d’heure de Keith Richards qui empoigne le micro pour un extraordinaire You Got The Silver, blues acoustique ou Keith se surpasse au chant. Les Stones sont grands, Keith Richards est leur prophète. Et il enchaîne avec Connection, le rythme s’accélère et sa voix est quasi méconnaissable. Le premier disque s’achève en beauté. Quand la seconde galette démarre, Sympathy For The Devil enclenche le début de la fin du concert, titre toujours magique mais éculé. Un instant j’ai l’impression qu’un B52 tente d’atterrir dans mon salon, mais en fait c’est la ligne de basse monstrueuse sur Live With Me, les guitares qui giclent, le solo de sax et Christine Aguilera venue donner de la voix en duo avec le Jag. Déjà ils attaquent Start Me Up et c’est Charlie Watts qui mène son monde à la baguette puis c’est 37 ans d’addiction au Brown Sugar qui m’explosent la tête, le solo de sax, le passage piano/chœurs qui répondent à Jagger et le final où tout le monde est en solo. Argh ! Un riff mémorable qui jaillit hors de la nuit et c’est Satisfaction. La fin du disque enchaîne les titres comme des bonus, car ils ne sont pas liés, une nouvelle séquence nostalgie avec Paint It Black où Charlie s’illustre, Little T&A avec Keith au chant, I’m Free un peu long et last but not least, l’extraordinaire Shine A Light, un très beau morceau avec un piano cristallin, des vocaux superbes de Jagger et Ron Wood qui s’escrime sur son manche. Gavé mais non repu, j’ai encore la force de hurler « Les images, les images … » (alors que le voisin tape sur le mur depuis un moment déjà) et je n’aurai pas longtemps à attendre puisque le film sort la semaine prochaine. Un bon disque, un son superbe, des interprétations de qualité, mais rien de nouveau pour le Rollingstonophile qui attend déjà avec impatience le prochain album studio.